Il y a des moments dans l’année où tout ralentit. Les jours raccourcissent, l’air se charge de mémoire. La fin d’année fait cet effet : un seuil invisible entre ce qui a été et ce qui vient, propice à la gratitude envers soi-même.

Avant de dresser des bilans ou te fixer des résolutions, profite de cet espace pour te retrouver et reconnaître ton chemin. C’est peut-être le plus beau rituel avant d’entrer dans l’année nouvelle.

Et c’est peut-être le geste le plus généreux que tu puisses offrir au monde. Parce que ta paix intérieure est la première porte vers la paix collective. Chaque fois que tu te réconcilies avec toi-même, tu contribues à apaiser le chaos ambiant. Non pas en le combattant, mais en cessant d’y participer.

Se retrouver à la fin de l’année

Quand décembre arrive, quelque chose en toi cherche à faire le point. Tu veux tout revisiter, tout analyser. Et si simplement tu te tournais vers toi sans vouloir te juger. Si tu te regardais comme on regarde un ami longtemps absent qu’on est content de retrouver enfin.

L’année a peut-être été intense, belle parfois, lourde souvent. Tu as traversé le doute, la fatigue, la transformation. Et pourtant, tu es là. C’est déjà immense.

L’année comme miroir de ton chemin

Février où tu as craqué au bureau. Juillet où tu as enfin osé dire non. Cette conversation d’avril que tu rejoues encore dans ta tête. Ces dimanches soir d’anxiété. Cette semaine en août où tu t’es senti vivant pour la première fois depuis des mois.

L’année n’est pas une ligne droite. C’est un territoire accidenté avec ses plaines d’ennui, ses pics d’intensité, ses zones de brouillard où tu avançais sans savoir vers quoi. Certaines décisions t’ont fait progresser, d’autres t’ont ramené en arrière. Tu as répété des erreurs que tu te jurais d’éviter. Tu as aussi eu des insights que personne ne t’avait enseignés.

La gratitude envers toi-même n’efface rien. Elle ne dit pas que tout était nécessaire ou que tout avait un sens caché. Elle dit simplement : c’est ce qui s’est passé, et j’étais là pour le vivre. Pas besoin de transformer tes échecs en leçons ou tes douleurs en bénédictions. Juste reconnaître que tu as traversé, avec tes moyens du moment.

Pourquoi la gratitude envers soi-même change ton regard

La gratitude envers toi-même n’est ni spirituelle ni thérapeutique. C’est une pratique du cœur qui ne cherche pas à t’améliorer, mais à te reconnaître.

Te remercier, c’est t’autoriser à voir ce que tu fais déjà bien. Honorer qui tu es, tel que tu es. Ton corps, ton souffle, ta présence. Reconnaître que même quand tu ne sais plus avancer, une part en toi continue de marcher.

Quand tu pratiques cette gratitude, tu changes ta manière de te regarder. Tu cesses de te juger par tes manques et commences à te voir tout simplement.

Dire merci à ton corps

Gratitude envers soi-même illustrée par une femme de dos se massant les épaules douloureuses

Écouter le corps et reconnaître la fatigue accumulée au fil de l’année.

Ton corps a absorbé l’année dans ses tissus. Cette tension logée entre les omoplates depuis mars, cette fatigue qui s’accumule dans les jambes, ces mains qui ont serré, tenu, caressé mille fois. Ton dos a supporté les heures pliées sur l’écran, tes yeux ont filtré trop de lumière bleue, ta nuque a porté le poids des préoccupations.

Et pourtant, il n’a pas cédé. Il a compensé, ajusté, trouvé des ressources que tu ignorais. Quand tu as manqué de sommeil, il a puisé ailleurs. Quand tu as négligé les signaux, il a insisté autrement.

Remercier ton corps, ce n’est pas célébrer un idéal. C’est reconnaître cette machine complexe qui te permet d’exister dans le monde, avec ses limites, ses douleurs, ses zones d’ombre. C’est poser ta main sur cette épaule nouée et lui dire : je sais que tu as travaillé dur.

Dire merci à ton souffle

Gratitude envers soi-même illustrée par le souffle visible lors d’une respiration consciente en hiver

Revenir au souffle et ressentir le simple fait d’être en vie.

Sais tu que tu respires environ 20 000 fois par jour sans y penser? Ton souffle s’adapte en permanence : il s’accélère dans l’escalier, se suspend dans l’attente, se bloque quand tu reçois une mauvaise nouvelle, s’approfondit quand tu ris vraiment.

Il est le premier à réagir à tes émotions, avant même que tu les nommes. Cette respiration courte et haute quand l’anxiété monte. Cette apnée inconsciente quand tu te concentres trop. Ce soupir de soulagement que tu ne contrôles pas.

Remercier ton souffle, c’est prendre conscience de ce mécanisme qui te relie au monde sans que tu aies à y penser. C’est aussi réaliser qu’il est le seul processus automatique que tu peux influencer : tu peux choisir de respirer autrement, plus lentement, plus profondément. Cette capacité à intervenir sur quelque chose d’involontaire est un pont entre ce que tu subis et ce que tu peux transformer. Prends conscience de ta respiration!

Dire merci à ton cœur

Gratitude envers soi-même illustrée par un électrocardiogramme affiché sur un écran médical

Le battement du cœur, rythme discret et constant de la vie.

Et ton cœur, qui a battu environ 30 millions de fois cette année, y as-tu seulement pensé ?
C’est le premier signe de vie que tu as manifesté, 21 jours seulement après ta conception, et ce sera le dernier.
Entre ces deux battements, tout ton chemin.
Il a pompé ton sang dans 100 000 kilomètres de vaisseaux, sans pause, sans vacances. Il a accéléré pendant les disputes, s’est serré dans les moments de peur, a tambouriné dans ta poitrine quand tu as reçu cette bonne nouvelle.

Ton cœur parle un langage que ton cerveau met du temps à traduire. Il sait avant toi que quelque chose ne va pas. Ton coeur te prévient quand tu es en présence de quelqu’un qui te fait du bien. Il se contracte face à certaines situations avant même que tu comprennes pourquoi.

Remercier ton cœur, c’est reconnaître cette intelligence émotionnelle qui t’habite. Cette partie de toi qui ressent avec une précision que la pensée n’atteindra jamais. C’est aussi accepter qu’il se soit parfois trompé, qu’il t’ait entraîné vers ce qui te faisait mal. Il a fait ce qu’il pouvait avec les informations dont il disposait.

La simplicité du rituel

Rituel de gratitude envers soi-même pour se reconnecter à son souffle, à son cœur et à sa présence

Un rituel simple de gratitude envers soi-même pour revenir à l’essentiel.

Tu n’as besoin d’aucune préparation. Pas d’exercice à réussir, juste un moment à vivre. Un peu de silence, un peu de temps, ta présence. Tu peux le faire en ces derniers jours de l’année, mais aussi tous les jours, l’amour de soi et la gratitude n’ont pas beoin de calendrier.

Choisis un endroit calme, allume une bougie si tu veux, assieds-toi.
Si tu le ressens ou que tu préfères, tu peux profiter d’une marche en forêt ou au bord de l’eau. La nuit tu peux te confier aux étoiles qui te regardent et t’écoutent sans bruit.
Où que tu sois, respire. Ressens ce qui se passe en toi. Puis laisse venir les mots, à voix haute ou en pensée.

Merci pour tout ce que j’ai traversé cette année.
Merci pour ce que j’ai appris, même sans le comprendre encore.
Merci à mon corps, et à toutes les cellules de mon corps.
Merci à l’air que je respire et à mon souffle.
Merci à mon cœur et à tous les vaisseaux merveilleux qui transportent mon sang.

Ces mots simples ont une force immense. Ils ne demandent rien. Ils t’ouvrent à toi-même et à ta paix intérieure.

T’offrir un moment rien qu’à toi

Ce rituel t’appartient. Vis-le comme tu veux, le matin, le soir, quand tu sens le besoin de t’arrêter. Ce n’est pas une obligation, c’est une offrande à toi-même.
Quand tu t’accordes ce moment, tu sors du mouvement des attentes et du bruit. Tu reviens à toi, à ce qu’il y a de plus intime.

Ferme les yeux, sens ta respiration, pose cette intention douce : je me reconnais, je me remercie, je m’accueille comme je suis.
Tu peux bien sûr utiliser tes instruments chamaniques si tu en possèdes, car ton tambour sera toujours ton allié lors de tes rituels.

Laisser venir les mots du cœur

Parfois, quand tu t’assois pour ce rituel, les mots viennent facilement. Merci pour ça, merci pour ça, merci pour ça. D’autres fois, rien ne vient. Tu restes là, face à toi-même, avec juste un malaise diffus et l’impression de faire semblant.

C’est normal. La gratitude n’est pas un robinet qu’on ouvre sur commande. Certains jours, le simple fait de t’être assis là compte déjà. Certains jours, tout ce que tu peux reconnaître c’est : « j’ai survécu à cette journée ». Ça suffit.

Pour commencer, si tu ressens que c’est difficile de t’aimer, tu n’as pas besoin de trouver des formulations poétiques. NI même d’attendre de ressentir une vague d’amour pour toi-même. La gratitude peut être sèche, factuelle, presque comptable. « Mon corps m’a permis de marcher 8 000 pas aujourd’hui. J’ai respiré toute la journée sans y penser. Mon cœur n’a pas lâché malgré le stress. » Ce n’est pas lyrique, mais c’est vrai. Et la vérité compte plus que l’émotion.

Ce que la gratitude change en toi

Quand tu commences à te remercier, la petite voix intérieure qui commente tout perd de sa virulence. Cette voix qui dit « tu aurais dû », « les autres y arrivent mieux », « tu perds ton temps » – elle ne disparaît pas, mais elle prend moins de place.

Tu remarques que tu te parles différemment. Face à une erreur, au lieu de « je suis nul », tu penses « j’ai foiré ce truc ». La nuance est minime, mais capitale : tu n’es plus identifié à tes échecs. Ils deviennent des événements, pas des verdicts sur ta valeur.

Cette transformation n’est pas spectaculaire. Tu ne te réveilles pas un matin en t’adorant. C’est plus subtil : tu te surprends à moins te comparer aux autres. À éteindre ton téléphone sans culpabilité. À dire « je ne sais pas » sans te sentir illégitime. La gratitude n’est pas une méthode d’auto-amélioration, c’est un désarmement progressif face à toi-même.

Un ancrage pour la nouvelle année

Quand tu termines l’année avec gratitude, tu ouvres la suivante avec douceur. Tu ne pars pas d’un manque, mais d’une reconnaissance. N’essaie pas d’être le meilleur, tu peux simplement continuer à être vrai.

Ce rituel t’ancre dans la confiance. Tu te rappelles que tu as déjà tout en toi pour traverser ce qui viendra. Chaque pas, même le plus hésitant, a de la valeur.

Et cette paix que tu cultives en toi n’est pas égoïste. Elle est la première porte vers la paix dans le monde. Quand tu cesses d’être en guerre contre toi-même, tu cesses aussi de projeter cette guerre sur les autres. Tu deviens capable d’une présence qui n’exige rien, qui ne juge pas, qui accueille. C’est de là que naît le changement véritable.

Se remercier, c’est se reconnaître

Se remercier, ce n’est pas se flatter. C’est reconnaître sa propre humanité. Dire à soi-même : je vois ce que tu vis, et je t’en remercie.

Quand tu te remercies, tu redeviens ton propre allié. Alors cesses de te fuir, deviens présent à ton souffle, à ton cœur et à ta vie.

C’est cela, la véritable gratitude envers toi-même : une façon simple et sincère de te reconnaître. Pas pour changer, pas pour être plus fort, mais pour être là, vivant, complet, exactement tel que tu es.

Aho,
Véronique

Cette image représente une allée forestière avec des arbres de chaque côté. L’allée est sinueuse et étroite, et les arbres sont élevés et épais. Les feuilles des arbres sont vert foncé, et le ciel est bleu clair. L’image est paisible et sereine, avec aucune trace d’activité humaine. Il y un texte au milieu dans un encadré beige « Cercle de pierre chamaniques : une méditation guidée pour la paix intérieure ».

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